Dans un projet dit BIM, on oublie souvent que derrière chaque logiciel, il y a une personne avec des objectifs, des délais et une dose de patience limitée. Le format IFC, bien qu’indispensable pour l’interopérabilité, est devenu une source de tension majeure. Pourquoi ? Parce qu’un fichier trop lourd n’est pas qu’un problème informatique, c’est un obstacle qui dégrade la qualité du travail.
Le premier impact est psychologique, imaginez un projeteur ou un ingénieur qui doit ouvrir dix fois par jour une maquette fédérée. Si chaque ouverture prend cinq minutes à cause du poids des fichiers, c’est presque une heure de travail perdue en pure attente. Cette latence crée une frustration réelle et elle casse le rythme de réflexion, provoquant des micro-pauses forcées et finit par déconnecter l’utilisateur de son propre sujet. À force d’attendre que la machine « digère » la donnée, l’humain perd le fil de son analyse.
L’interopérabilité est censée favoriser l’ouverture, mais le poids des fichiers produit l’effet inverse.
Quand un partenaire envoie systématiquement des IFC lourds, il finit par être perçu comme un « mauvais collaborateur ». La lenteur technique est le premier responsable des erreurs de synthèse. L’interopérabilité technique est là, mais l’interopérabilité humaine est brisée par la lourdeur des échanges.
Le décalage est encore plus flagrant entre le bureau et le terrain. Le conducteur de travaux, sur sa tablette, est le dernier maillon de la chaîne et s’il ne peut pas ouvrir la maquette parce que le fichier sature sa mémoire vive et bien pour lui, le BIM devient une contrainte de bureaucrates, loin des réalités du chantier.
Le poids du fichier devient alors une barrière sociale qui sépare ceux qui conçoivent les données de ceux qui doivent les transformer en murs et en réseaux.
Optimiser le poids de ses IFC (que ce soit par un meilleur paramétrage d’export ou par l’utilisation d’outils de compression) n’est pas qu’une question de performance serveur, c’est un acte de respect envers ses partenaires. Envoyer un fichier léger et fluide, c’est dire à l’autre, « Je respecte ton temps de travail et la capacité de ton matériel ». C’est rétablir la fluidité nécessaire pour que les réunions de coordination se concentrent sur la résolution de problèmes techniques plutôt que sur les plantages logiciels.
Voici une solution SAAS www.ifc-compress.com qui ne paye pas de mine mais qui pourrait être utile pour réduire le poids de vos fichiers IFC. Nous l’avons tester pour vous, et les premiers essai semble intéressant. L’interface est assez simpliste et mériterait d’être revus, mais l’outil fait le travaille parfaitement. A l’écriture de l’article, il existe actuellement deux offres, une offre découvert gratuite et une offre payant.

